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11 octobre 2018 : Tribune de Genève

« Pour des primes d’assurance-maladie plafonnées à 10% du revenu du ménage »

Un coût qui fait peur

« Oui, notre système de santé a atteint ses limites », a reconnu le PLR Pierre Conne. Mais il estime que la solution proposée n’est pas tenable. « La mesure sera très coûteuse pour l’État et ne sera pas supportable pour le contribuable », a insisté la MCG Françoise Sapin.

La gauche pressée

À gauche, on reconnaît volontiers que l’initiative ne résoudra pas tous les maux de la loi sur l’assurance-maladie (LAMal), mais on invoque l’urgence. « Oui, la population a mal à sa LAMal, a lancé Jocelyne Haller (Ensemble à Gauche). Il est vrai que l’État intervient déjà beaucoup, mais souvent trop tard. Il faut intervenir en amont avant que les familles se retrouvent dans les difficultés. »

« Nous proposons une solution provisoire et ciblée, a poursuivi la socialiste Jennifer Conti. Nous sommes dans l’urgence. » La Verte Marjorie de Chastonay renchérit: « Les primes représentent 20% du revenu de certains ménages, ce n’est pas tenable. Plus d’une personne sur cinq renonce à des soins à Genève pour des raisons de coût. »

Au final, et malgré les divergences, la nécessité d’agir a fait l’unanimité. Le différend porte sur le ciblage et, plus encore, sur la nécessité ou non d’aller vite. En effet, si la piste d’un contre-projet se concrétise, cela laisserait au Grand Conseil jusqu’à juin 2020 pour l’adopter, rallongeant la procédure d’un an.

Extraits d'un article de Eric Budry pour la Tribune de Genève.

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 - assurance maladie