Argent - Point de vue -

15 décembre 2016 : Christian Erard (neovia)

Pourquoi certains pensent que les sociétés de désendettement sont une arnaque ?

Parce qu'il est vilain de facturer des services à des pauvres et que cela ne fait que les enfoncer encore plus dans la misère ?

Et pourtant, chaque fois que j'explique ce que fait Neovia on me répond avec enthousiasme "Génial ! Je ne savais pas que ça existait !".

L'à priori négatif vis-à-vis de notre métier tient à une méconnaissance à la fois de notre public cible et de notre savoir faire.

Les candidats à un désendettement ne sont pas des miséreux.

Ils ont la capacité de se désendetter. Autrement dit leurs revenus sont suffisants pour dégager de quoi rembourser progressivement leurs dettes tout en continuant à payer leurs factures courantes et à vivre décemment.

Ils choisissent de se payer les services d'un gestionnaire.

Parce qu'ils ont compris - parfois très tard - que seuls ils n'arrivent pas à gérer.

Avec eux nous établissons leur budget et analysons - la tête froide - la globalité de leurs engagements (dettes).

Ils nous mandatent pour les représenter dans la communication et la négociation avec leurs créanciers.

Résultats garantis ?

Souvent la question nous est posée de savoir quand les dettes seront remboursées.

Le succès d'un désendettement dépend en partie de la patience des créanciers (notre approche). Dans la mesure où ils n'ont pas trop enduré de promesses non tenues avant notre intervention, ils sont en général très ouverts, sachant que leur débiteur est coaché par nous.

Tout nouvel accident de parcours (maladie, perte d'emploi, dépense imprévue ou inadéquate,...) est susceptible de rallonger le chemin vers une vie sans dettes voire, dans certains cas extrêmes, de l'interrompre. Ni le résultat ni la date de son obtention ne peuvent être garantis; les moyens mis en œuvre oui (notre promesse).

Et, pour corser l'affaire...

Bien souvent, la personne à qui j'explique le métier de Neovia se sent obligée de préciser qu'elle n'est évidemment pas dans ce type de situation. Il y a un véritable tabou social  autour de la relation à l'argent. Si j'admets avoir des dettes, je fais un aveu de faiblesse. Dans l'imaginaire populaire, on est victime de la maladie mais coupable d'une mauvaise gestion financière.

Ceux qui s'en sortent - et ils sont nombreux - s'empressent alors d'oublier les chaînes dont ils se sont libérés. Ils se garderont bien de témoigner de leur parcours.

En revanche, ceux pour qui le cheminement n'a pas été possible auront parfois de la colère et alimenteront l'idée d'arnaque.

Mots-clés:
 - endettement